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BREST Bretagne Handball : le club de hand ball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

04.09.18 | Tamara Horacek : « Rien n’est interdit »

Le Brest Bretagne Handball se déplace ce mercredi à Paris pour ce qui sera son premier test de la saison. En face, les joueuses d’Arnaud Gandais ont démarré le championnat de la meilleure des manières et semblent totalement libérées. C’est en tout cas ce que confirme Tamara Horacek, en pleine bourre sur les deux premières rencontres (26 buts). L’arrière du Paris 92 ne veut pas se prendre la tête et simplement jouer à fond tous les coups.

« Tamara, peut-on parler de débuts parfaits pour le Paris 92 ?
- Parfait, non, ce serait mentir. On ne l’est jamais. Mais je pense qu’on a su construire notre équipe par rapport aux filles qui sont parties et à nos blessées. Il fallait donner deux fois plus que d’habitude. On a conscience qu’on n’est pas nombreuses et notre force, c’est notre collectif donc tout le monde doit être à 100%.

- Le résultat à Besançon le week-end dernier (victoire 32-23) en a surpris plus d’un, non pas forcément en raison de votre succès mais plutôt de l’écart et du nombre de buts marqués. Que s’est-il passé ?
- Je pense que c’est surtout la vengeance après les play-offs de l’année dernière qui nous a guidées. On avait digéré ça mais c’était quand même encore dans nos têtes. Alors on est parties là-bas en mode guerrières. Comme on avait perdu en quart de finale, on a voulu montrer qu’on était revanchardes et qu’on n’avait pas oublié. À mon avis, c’est aussi au niveau de la défense qu’on a fait la différence. De toute façon, cette saison, il faudra qu’on soit fortes dans ce secteur, ça doit être le combat !

- Paris est aujourd’hui au coude à coude avec le BBH et Metz mais à long terme, vos dirigeants vous ont-il fixé un objectif ?
- Il y en a un, oui, c’est que rien n’est interdit. On va jouer avec nos tripes et on va voir où ça nous mènera. Mais bien sûr on pense au podium et aller le plus loin possible de manière générale.

- La fin de saison passée a vraiment été vécue comme une grosse désillusion ?
- Ça nous a beaucoup déçues, c’est vrai. Mais il faut savoir apprendre des échecs et je suis sûre que ce sera le cas. On doit toujours avoir conscience que rien n’est joué à l’avance. Même si on avait terminé troisièmes de la saison régulière, avec les play-offs tous les compteurs étaient remis à zéro. Tout ça va nous être très utile cette année.

- Personnellement, vous êtes sur un petit nuage en ce début de saison avec 26 buts marqués en deux rencontres. Avez-vous une explication à ces performances ?
- Pas vraiment non. Je remercie simplement mes coéquipières à mes côtés qui me permettent de mettre autant de buts, je ne suis pas seule. Je me fais plaisir et je continue à bosser pour espérer rester à ce niveau-là le plus longtemps possible.

- L’Euro approche à grands pas. L’avez-vous dans un coin de votre tête ?
- Bien sûr que j’y pense, mais pas trop non plus. En fait, c’est proche et loin à la fois. Avec mon club, j’ai encore beaucoup de matches d’ici là. Petit à petit, ça occupera davantage mon esprit peut-être mais il y a encore plein de choses à réaliser avec Paris avant. Je ne me mets pas de pression par rapport à ça en tout cas.

- Face à Brest, peut-on considérer que ce sera le premier gros test pour les deux équipes ?
- C’est un beau choc, c’est certain. Ce sera notre premier test à nous pour voir jusqu’où on peut aller, notamment au niveau mental. Brest, sur le papier, est juste énorme. Les Brestoises ont en plus fait un début de saison extraordinaire, elles marquent beaucoup de buts. On a en tout cas la chance en LFH d’avoir d’aussi grandes joueuses. L’arrivée de Bella Gulldén par exemple, c’est quand même quelque chose. Après, dans le sport tout est possible. Avant de jouer le BBH, je ne me mets pas de pression parce que ce n’est jamais bon avant un match. Et on verra dans quel état on sera, quelle sera aussi la forme des Brestoises. On va pouvoir voir comment on peut se défendre face à cette équipe ».


(crédit photos : Céline Dély)