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04.05.17 | Guillaume Marques : « Ça nous a remis les pieds sur terre »

Dominé par les Brestoises il y a une semaine (21-28), Chambray a connu sa première défaite face au BBH depuis deux saisons. L’entraîneur du CTHB, Guillaume Marques, reconnaît la supériorité de Brest à l’aller et estime infimes les chances de son équipe pour une qualification.

« Lors du match aller, il a semblé manquer quelques ingrédients à votre équipe…
- Je pense surtout que Brest a bien abordé cette rencontre, avec une énorme intensité et certaines joueuses retrouvées comme Allison Pineau qui était un peu moins bien auparavant, sans doute à cause de sa blessure, et qui a réalisé une grosse performance. On a aussi vu Marta Mangué ou Cléopatre Darleux, de toute façon les grandes joueuses sont présentes pour les grands rendez-vous. Défensivement, il y eu donc énormément d’intensité et on a été mis en difficulté face à une belle équipe du BBH. On a manqué de répondant par rapport à l’agressivité imposée par notre adversaire. On voit là la différence entre une équipe qui veut jouer le titre et la Ligue des Champions assez rapidement et le club de Chambray qui est encore loin de tout ça.


- N’y avait-il pas aussi de votre côté un relâchement inconscient après avoir atteint l’objectif de qualification pour les play-offs ?
- Les filles n’ont pas si mal abordé le match mais Brest était tout simplement plus fort que nous sur cette rencontre. Je ne pense pas qu’elles ont pris ce rendez-vous à la légère. Effectivement contre Celles-sur-Belle ou Nice, en fin de saison régulière, comme on avait rempli l’objectif, on n’espérait pas grand-chose mais là on avait envie de bien faire. On a été surclassés en première mi-temps. Ensuite, on partait d’un peu trop loin et ça a été compliqué de réduire l’écart.

- Les play-offs, c’est si différent à jouer ?
- Oui, ce sont des matches couperets et le club n’a pas forcément cette expérience-là. Brest a connu ce contexte en Coupe d’Europe et dispose aussi de joueuses plus aguerries. On se rend compte que la qualité des joueuses fait la différence dans ces moments-là où on a besoin de sérénité.

- Quelle que soit l’issue de ces quarts de finale, est-ce un apprentissage utile pour vous ?
- Oui certainement et ça nous a remis les pieds sur terre. Des gens croyaient, et pas forcément chez nous d’ailleurs, que parce qu’on avait gagné deux fois d’un but, on pourrait aussi le faire en play-offs. On a vu que c’était une autre compétition qui commençait avec d’autres objectifs. On apprend de cette expérience en se disant que sur une rencontre calée entre deux matches de Coupe d’Europe, on peut battre le BBH d’un but, mais qu’en play-offs on doit absolument élever le niveau de jeu pour espérer quelque chose. On a encore beaucoup de travail.

- Alors du coup, qu’attendez-vous du match retour ?
- Ça va être très compliqué de renverser la vapeur. Déjà par rapport à l’aller et ce qui a été produit dans le jeu, il y a une marge. Aller gagner à Brest, oui on l’a fait une fois d’un but, mais de 8 ça me paraît compliqué. On va surtout y aller sans pression et essayer de rendre la meilleure copie. Le résultat sera anecdotique parce qu’il y a 99% de chances qu’on soit éliminés. On va tenter de bien figurer mais on ne va pas se mettre un objectif particulier ».


(crédit photos : O.Stephan/BBH)