BREST Bretagne Handball : le club de handball féminin de la pointe de Bretagne.

BREST Bretagne HANDBALL

03.03.19 | Toujours pas les clés

Le Brest Bretagne Handball a subi sa troisième défaite en deux mois face à Metz. Si l’enjeu comptable de cette partie était inexistant pour les Rebelles, l’addition finale a beaucoup ressemblé aux deux précédentes (39-26). Opposées à des Lorraines lancées vers un premier Final Four, les Brestoises ont tenu tête pendant trente minutes avant d’exploser après le repos sur un temps fort messin. L’apprentissage continue pour le BBH.

BBH / METZ, épisode 3. Après deux réceptions du champion de France depuis la reprise fin décembre, le Brest Bretagne Handball a disputé ce dimanche son premier des deux déplacements programmés en Moselle. En attendant peut-être plus dans les semaines à venir. Celui-ci ne présentait pas d’intérêt comptable pour les Bretonnes mais il n’était pas question pour autant de balancer la rencontre. Alors même avec un effectif diminué et rajeuni en raison des diverses absences, l’objectif était de se frotter à fond à ce désormais colosse européen, invaincu au Main Round, et de tenter de chercher quelques solutions en vue de la suite de la saison. « On n’a pas trouvé les clés, avouait honnêtement Romain Corre. Mais c’est le cas je crois de beaucoup d’équipes. Est-ce que ça devient décourageant ? Non. On sait qu’on sera amenés à rejouer Metz mais ça ne va pas nous faire baisser les bras plus que ça. On fera tout en tout cas pour que cet écart se réduise le plus possible jusqu’à la fin de la saison ».

Ce dimanche, cette différence entre les deux formations s’est située dans la moyenne des deux précédentes, à savoir 13 unités au final. Et comme ce fut déjà le cas auparavant, les Dragonnes ont su construire leur avantage en très peu de temps. Alors qu’elles étaient encore dans le coup à la pause (17-13, 30e) après être parvenues à surmonter un dur passage dans le première acte (13-6, 18e), les Brestoises ont ensuite pris la foudre. « On savait que ces périodes où Metz détruit l’attaque et concrétise par du jeu rapide sont très dures à contrer, poursuivait Romain Corre. On a essayé de les limiter au maximum, de faire en sorte qu’elles soient les plus courtes possibles ».

L’entraîneur adjoint du BBH, qui suppléait une nouvelle fois Laurent Bezeau, arrêté pour raisons médicales, faisait alors allusion à cette vague qu’ont prise les Brestoises en moins de dix minutes au cœur de la deuxième période. Encore au contact (19-15,36e), les Rebelles allaient alors prendre en pleine face une poussée de fièvre messine. Défense intraitable et jeu rapide à gogo mettaient les Finistériennes dans les cordes (28-18 44e). « Ça a été très dur, concédait Ana Gros, de retour pour la première fois aux Arènes. On a perdu trop de ballons et ça devenait donc tout de suite plus facile pour Metz de marquer avec son jeu rapide. Ça nous a tuées un peu et par la suite, c’était difficile de rebondir. Mais on apprend à chaque match, on continue, et ce n’est pas la fin du monde ».

Les Brestoises pourront en tout cas s’appuyer sur un premier acte durant lequel elles ont su ne pas sombrer alors que beaucoup d’éléments étaient contraires. Cette période qu’Emmanuel Mayonnade, le coach messin, a qualifiée de « gênante » peut être une bonne base de travail pour l’avenir. « On a même eu des balles pour revenir encore plus près au score en fin de première et en début de deuxième, rappelait Romain Corre. Après la première accélération de Metz, on aurait très bien pu ne pas recoller. On sentait alors une dynamique autour de notre adversaire mais les filles se sont bien battues ».

Par la suite, les choses se sont bien sûr compliquées quand Metz a pu développer son jeu derrière une Manon Houette déchaînée (10 buts) et les arrêts de Laura Glauser. Et il ne faut pas se tromper : ce dimanche, le Brest Bretagne Handball avait fait confiance à de nombreuses jeunes du club (Ema Hrvatin, Agathe Quiniou, Charline Inial) et face à un effectif au complet et rôdé, il était prévisible que le navire brestois tangue à un moment ou à un autre. « On a une réelle profondeur de banc, reconnaissait Emmanuel Mayonnade. Ce serait mentir de dire qu’elle ne nous permet pas d’exister sur une heure ou dans les enchaînements de matches. Et il y a aussi cet état d’esprit général qui nous anime en ce moment ».

Le MHB, qui n’a subi qu’une défaite, toutes compétitions confondues, depuis le début de la saison, file tout droit vers le premier Final Four de son histoire et cela fait donc aussi logiquement relativiser les résultats de ses adversaires. « Je pense aujourd’hui qu’il n’y a que Gyor pour embêter Metz », concluait ainsi Ana Gros. Et cela ne ressemblait pas à une simple formule de politesse.


METZ – BREST : 39-26 (17-13)
METZ : Glauser (g.), Dos Reis (g.), Edwige (3), Zaadi (4), Flippes, N’Gouan (2), Nocandy (2), Houette (10), Levsha (1), O. Kanor (6), Zych (3), Smits (5), Maubon (1), Niombla (2), Di Rocco. Entraîneur : E. Mayonnade.
BREST : Quiniou (g.), Inial (g.), Mauny, Toublanc (3), Gros (4), Pineau (1), Copy (1), Prouvensier (2), Pop-Lazic (3), Stoiljkovic (3), Foppa, Hrvatin (2), Bak (1), Coatanéa, Limal (2), Mangué (4). Entraîneur : R. Corre.


(crédit photos : Metz Handball)